Procès des hockeyeurs à London : des problèmes techniques entravent un premier témoignage
Au palais de justice de London, en Ontario, l’audience de mardi a été écourtée dans le procès des cinq anciens joueurs d’Équipe Canada junior accusés d’agression sexuelle. Un projecteur a surchauffé pendant la projection d’images lors du témoignage d’une policière. Vers 15 h, deux heures avant la fin habituelle des audiences, la juge Maria Carroccia qui préside le procès a rappelé les 14 jurés pour leur indiquer qu’elle mettait fin à l’audience et qu’un technicien serait appelé pour tenter de régler le problème en vue d'une reprise mercredi matin. La magistrate leur a expliqué que la projection d’images était perturbée par la surchauffe du projecteur, elle-même causée par la chaleur dans la salle d’audience. Plus tôt dans la matinée, des problèmes liés à la plateforme Zoom, grâce à laquelle certains journalistes suivent le procès virtuellement, avaient aussi causé quelques retards. La journée de mardi avait commencé par l’appel d’une première témoin à la barre : la détective Tiffany Waque, du Service de police de London. Pendant plus de deux heures, la Couronne lui a demandé de décrire une série de photos et d’enregistrements vidéo captés par les caméras de surveillance du bar où s'étaient rendus les accusés ainsi que leurs coéquipiers le soir du 18 juin 2018, après le gala où les hockeyeurs avaient célébré leur victoire au Championnat mondial. C’est dans ce bar que Michael McLeod a rencontré la plaignante E. M., dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication. Les vidéos présentées mardi montrent des hockeyeurs, dont Michael McLeod, interagir avec E. M. à l’intérieur du bar, buvant et dansant avec elle. Selon la Couronne, plus tard cette nuit-là, Michael McLeod et E. M. se sont dirigés vers l’hôtel où séjournait l’équipe nationale de hockey junior, où la plaignante allègue avoir été violée après une première relation consentie. Michael McLeod, Cal Foote, Carter Hart, Dillon Dubé et Alex Formenton font chacun face à un chef d’accusation d’agression sexuelle en lien avec ce qui se serait passé dans une chambre d’hôtel cette nuit-là. L’exposé commun des faits indique que la chambre 209 de l’hôtel en question était réservée à M. Formenton et à M. McLeod. Ce dernier fait face à une accusation supplémentaire de participation à l’infraction. Les cinq individus ont plaidé non coupables lundi. Lundi, dans ses arguments d’ouverture, la Couronne a indiqué au jury que le procès était La procureure Heather Donkers a donné aux jurés un aperçu des preuves qui seraient présentées au cours du procès qui doit durer huit semaines, dont Or, selon la Couronne, les preuves qui seront présentées indiqueront que D’autres témoins, qui comprennent d’anciens coéquipiers des accusés, devraient aussi être appelés à la barre au cours du procès. Une policière à la barre des témoins
Une cause sur le consentement
, selon la Couronneune cause sur le consentement et [...] sur ce que le consentement n’est pas
.deux brèves vidéos de [la plaignante] prises par M. McLeod vers la fin de la nuit, dans lesquelles [E. M.] fait des déclarations générales telles que "tout était consensuel".
Prêtez attention non seulement à ce qui a été dit dans ces vidéos, mais aussi à ce qui n’a pas été dit
, a dit Me Donkers au jury, soulignant que le consentement a une signification juridique
.les accusés n’ont pris aucune mesure pour s’assurer qu’il y avait un consentement affirmatif lorsqu’ils ont touché [la plaignante]
.Au lieu de cela, ils ont fait ce qu’ils voulaient
, a affirmé Me Donkers. Le témoignage de la plaignante est attendu dans les prochains jours.
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